5 grands livres pour débuter en fantastique

Ah, le fantastique ! Qui n’a jamais frissonné, émerveillé ou simplement interrogé face à un récit où le surnaturel s’infiltre insidieusement dans notre réalité ? Si vous n’avez jamais plongé dans ces eaux mystérieuses (par peur des monstres marins, peut-être ?), ou si vous hésitez encore à enfiler votre maillot de bain littéraire, pas de panique ! Vous êtes au bon endroit. Pensez à cet article comme à votre bouée de sauvetage (avec des paillettes et un design de licorne, pourquoi pas ?), vous guidant à travers les eaux parfois troubles mais toujours fascinantes du genre fantastique.

Sommaire

  1. “Le Horla” de Guy de Maupassant
  2. “Dracula” de Bram Stoker
  3. “Frankenstein” de Mary Shelley
  4. “L’étrange cas du docteur Jekyll et de M.Hyde” de Robert Louis Stevenson
  5. “La métamorphose” de Franz Kafka
  6. Conclusion
  7. Suggestions complémentaires

Le Horla de Guy de Maupassant

Ah, Maupassant ! Pour certains, évoquer son nom, c’est se souvenir des heures passées en classe à disséquer ses nouvelles, avec la douce mélodie du tic-tac de l’horloge en fond sonore, attendant désespérément la sonnerie de la récréation. Mais pour d’autres, Maupassant, c’est un peu le Quentin Tarantino du XIXe siècle – sans les gunfights et la musique rock, bien sûr.

Si vous pensiez que le fantastique était l’apanage des auteurs anglo-saxons aux noms imprononçables, “Le Horla” est là pour vous rappeler que les Français aussi peuvent jouer dans la cour des grands. Dans cette nouvelle, Maupassant nous livre un récit à la fois subtil et terrifiant, en décrivant la lente descente d’un homme dans la folie, hanté par une créature invisible. Imaginez un peu comme si votre voisin du dessus décidait de faire la fête tous les soirs, mais que vous ne pouvez ni le voir, ni lui dire d’arrêter de déplacer ses meubles à 3h du matin. Sauf que là, c’est votre esprit qui est en jeu.

Mais rassurez-vous, ce n’est pas parce que Maupassant excelle dans la description de cette lente descente aux enfers qu’il faut vous munir d’une boîte de mouchoirs ou d’un numéro de psy. En effet, le charme de “Le Horla” réside dans sa capacité à nous faire réfléchir sur notre propre réalité, notre santé mentale, et ces petites choses que l’on ressent parfois dans le coin de notre œil. Vous voyez ce que je veux dire ? Non ? Bon, peut-être que c’était juste l’effet du dernier expresso…

En somme, “Le Horla”, c’est un peu comme ce cours de yoga que vous avez toujours voulu essayer : ça détend, ça fait réfléchir, mais parfois, ça vous met aussi face à des positions (ou des pensées) un peu inconfortables. Alors, prêt à se lancer ?

Dracula de Bram Stoker

Si vous pensez que les vampires se limitent à des ados étincelants qui ont des histoires d’amour compliquées dans les forêts pluvieuses, détrompez-vous. Avant que ces créatures nocturnes ne deviennent les coqueluches des adolescentes, il y avait… roulements de tambours… Dracula ! Non, pas le voisin au teint pâle qui oublie toujours de fermer ses rideaux, mais bien le comte Dracula, le grand, l’unique, le… très denté.

Bram Stoker, cet irlandais audacieux, nous a offert l’un des plus grands classiques de la littérature fantastique. Avec “Dracula”, il a instauré tout un code pour les suceurs de sang : château en ruine, transformation en chauve-souris et une légère allergie à l’ail. Oui, si “Dracula” était un repas, ce serait un plat copieux et gothique avec une pointe d’épices.

Mais ce qui est génial avec ce livre, c’est qu’au-delà de l’histoire terrifiante, Stoker nous plonge dans une Angleterre victorienne où les mœurs et les conventions sociales sont mises à l’épreuve. Imaginez un peu : un étranger de l’Est, élégant, énigmatique, qui débarque à Londres avec pour seule intention de… rénover son immobilier et trouver de nouvelles amitiés à croquer. Le Brexit n’avait aucune chance face à lui !

En somme, si vous cherchez une histoire où amour, horreur et psychologie se mêlent, avec une pointe de critique sociale (et quelques canines bien aiguisées), “Dracula” est le livre qu’il vous faut. Et n’oubliez pas, la prochaine fois que vous visiterez un château en Transylvanie, prenez quelques colliers d’ail. On ne sait jamais !

Frankenstein de Mary Shelley

Alors que certains d’entre nous peinaient à trouver l’inspiration pour une simple dissertation à 18 ans, Mary Shelley, elle, s’est lancée dans la création d’une créature que, je parie, vous ne voudriez pas rencontrer dans une ruelle sombre… ni même dans une ruelle bien éclairée d’ailleurs. Dites bonjour (de loin) à Frankenstein ! Non, non, pas le monstre, c’est une erreur courante. Je parle du Docteur Frankenstein, le gentil scientifique qui, par une nuit orageuse, s’est dit : “Tiens, pourquoi ne pas créer la vie à partir de bouts de cadavres ? Que pourrait-il bien se passer ?”

Ah, la jeunesse ! Shelley nous plonge dans une histoire où ambition et orgueil rencontrent l’horreur et le remords. L’ouvrage, loin d’être un simple récit de monstre, est une profonde méditation sur la nature humaine, la responsabilité et les conséquences de jouer à Dieu. Et franchement, si assembler des morceaux de personnes décédées pour en créer une nouvelle était aussi simple, n’aurions-nous pas tous essayé au moins une fois ? Non ? Juste moi ? D’accord…

Ce qui est fascinant avec “Frankenstein”, c’est la façon dont Shelley a réussi à créer une créature terrifiante et pourtant si profondément humaine. Si l’on oublie ses petites coutures ici et là, et qu’il est littéralement fait de bouts de cadavres, il est un peu comme tous les adolescents : en quête d’identité, d’amour, et de vengeance contre ceux qui l’ont mis au monde. Ça ne vous rappelle pas vos années lycée ?

Bref, si vous cherchez une histoire qui combine tragédie, romance et une touche de body-horror, “Frankenstein” est fait pour vous ! Juste un petit conseil : après la lecture, évitez de fouiner dans les laboratoires secrets. Vous pourriez avoir des surprises…

L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde de Robert Louis Stevenson

Avez-vous déjà eu cette irrésistible envie de manger la dernière part de gâteau au frigo, tout en sachant que c’est mal ? Ou cette pulsion de chanter du Céline Dion à tue-tête dans une bibliothèque ? Bien sûr, ce ne sont que des exemples aléatoires, pas du tout basés sur ma propre expérience… Quoi qu’il en soit, si vous vous êtes déjà retrouvé tiraillé entre le bien et le mal, alors vous comprendrez un peu ce qu’a ressenti le Dr. Jekyll.

Robert Louis Stevenson, qui doit être le cousin éloigné de Steven Spielberg (non, ce n’est pas vrai, ne me citez pas là-dessus !), nous présente une histoire sombre, complexe et bigrement étrange sur un médecin qui voulait simplement… se dédoubler. Vous savez, comme ces matins où vous souhaiteriez envoyer un clone au travail pendant que vous restez au lit.

Sauf que le Dr. Jekyll, dans un élan d’ambition scientifique et d’ennui manifeste, crée une potion qui libère son alter ego beaucoup moins sympathique, Mr. Hyde. Celui-ci n’a clairement pas lu le manuel des “10 étapes pour être un bon citoyen”. Entre vandalisme, méfaits et carrément des actes criminels, Hyde n’est pas le genre de voisin que vous voudriez croiser lors de la réunion du syndic.

L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde est une magnifique réflexion sur la dualité de la nature humaine. C’est un peu comme avoir Spider-Man et Venom dans un même corps, sans les super-pouvoirs et les toiles d’araignée. Mais n’oublions pas la leçon principale de cette histoire : avant de boire une potion mystérieuse, lisez toujours la notice ! On ne sait jamais quel double maléfique pourrait surgir… et manger cette dernière part de gâteau que vous aviez en vue.

La Métamorphose de Franz Kafka

Vous pensiez avoir eu une mauvaise journée quand vous avez renversé votre café sur votre chemise blanche avant une réunion importante ? Eh bien, sachez que Gregor Samsa, protagoniste de “La Métamorphose”, vous bat à plates coutures. Imaginez-vous vous réveillant un matin, vous étirant paresseusement… et découvrant que vous êtes devenu un énorme insecte. Pas exactement le genre de transformation à laquelle on s’attend après une nuit agitée !

Franz Kafka, que l’on suspecte d’avoir eu un sens de l’humour très, très caché (ou peut-être qu’il n’aimait tout simplement pas les cafards), nous entraîne dans le quotidien de cette créature. Soudain, les préoccupations de Gregor passent de “Comment demander une augmentation à mon patron ?” à “Comment éviter d’être écrasé par un gros dictionnaire ?”.

“La Métamorphose” est une œuvre énigmatique et profondément symbolique. Est-ce une métaphore sur l’aliénation, une critique de la société contemporaine, ou peut-être le cauchemar d’un auteur après avoir mangé trop de camembert avant de se coucher ? La vérité est que chaque lecteur y trouve son propre sens. C’est la beauté du texte de Kafka : sa capacité à être à la fois universel et personnel.

Bien sûr, la prochaine fois que vous vous sentirez malchanceux ou que votre journée prendra un tournant pour le pire, souvenez-vous : au moins, vous n’êtes pas devenu un insecte gigantesque dans un appartement trop petit. Et si jamais cela vous arrive… eh bien, évitez les dictionnaires et espérez que Kafka ait laissé quelque part une solution pour redevenir humain !

Conclusion

Voilà, mes chers lecteurs, une liste de pépites fantastiques qui, je l’espère, vous permettra de trembler de peur, d’écarquiller les yeux de surprise ou de vous écrier : “Mais pourquoi ne m’a-t-on pas parlé de ce livre plus tôt ?!” Pour tous les amateurs de sensations fortes, ces œuvres sont l’équivalent littéraire d’un saut à l’élastique… avec la garantie de revenir en un seul morceau (sauf peut-être votre esprit, qui pourrait être légèrement ébranlé).

Et si après cette immersion dans le fantastique, vous développez une étrange phobie des miroirs (merci Stevenson), une méfiance accrue envers les insectes (salutations, Kafka) ou que vous commencez à inspecter le cou de vos amis à la recherche de marques de morsures (Bram, c’était vraiment nécessaire ?!), rassurez-vous : c’est tout à fait normal. Après tout, le fantastique a cette capacité merveilleuse de nous rendre un tout petit peu paranoïaque et de nous faire remettre en question notre perception de la réalité.

Et si d’aventure vous croisez un certain Dr. Jekyll lors de vos pérégrinations nocturnes, un conseil : courez dans l’autre sens. Mais surtout, continuez à lire et à explorer ce genre inestimable. Qui sait quels autres trésors vous attendent dans les méandres du fantastique ?

Suggestions complémentaires

Bien sûr, chers amateurs du mystère et de l’inattendu, ces cinq livres ne sont que le début de votre descente dans le terrier du lapin fantastique ! Comme un chef étoilé ne se limite pas à un seul menu, voici quelques suggestions supplémentaires, des amuse-bouches littéraires pour continuer à titiller votre palais avide d’étrange :

  1. Les Chants de Maldoror de Lautréamont : Si vous pensiez que l’adolescence était une période tumultueuse, attendez de plonger dans ce recueil. C’est comme le journal intime d’un adolescent gothique du XIXe siècle qui aurait consommé un peu trop d’absinthe.
  2. La Maison des feuilles de Mark Z. Danielewski : Avis aux amateurs de labyrinthes et d’étrangeté architecturale, ce livre pourrait bien transformer votre perception de l’espace… et des footnotes.
  3. Dagon de H.P. Lovecraft : Parce que, soyons honnêtes, on ne peut jamais avoir trop de Lovecraft dans sa vie. C’est un peu comme les chatons ou le chocolat, mais avec plus de tentacules.
  4. Le Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde : Pour tous ceux qui ont déjà souhaité rester éternellement jeunes tout en s’adonnant à tous les vices. Attention, les miroirs peuvent parfois renvoyer une image troublante.

Ne soyez pas timide, ajoutez une pincée d’étrange à votre routine de lecture. Après tout, qui a besoin de sommeil quand il y a tant de merveilles à découvrir ? Et si, après tout cela, vous entendez des bruits étranges la nuit, rassurez-vous : ce n’est probablement que votre imagination. Ou… est-ce vraiment le cas ?

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